L’espèce du mois : Parures de l’été

Les photos touristiques utilisent abondamment l’épilobe à feuilles étroites pour sa haute taille et ses fleurs en épi, d’un beau rose soutenu.
Peu regardant sur la qualité du sol et la chaleur (on les trouve jusqu’à plus de 2 000 mètres d’altitude et en Scandinavie, mais il est absent des régions méditerranéennes), cet épilobe aime la lumière : c’est une plante caractéristique des coupes forestières, des chemins et des clairières, comme au Parc Henri-Sellier.

Son cousin, l’épilobe hérissé, encore plus grand (jusqu’à deux mètres de haut) se distingue par ses fleurs plus régulières, non disposées en épi et surtout son milieu de vie : les zones humides, par exemple la rivière de la Cité-Jardins.

Les deux espèces produisent des graines à longues aigrettes plumeuses, de même que les épilobes plus discrets, à petites fleurs roses pâles, difficiles à déterminer car ils s’hybrident facilement.

Les épilobes appartiennent à la famille des Oenothéracées, laquelle comprend aussi l’onagre importée d’Amérique du Nord dès le XVIIe siècle, bien intégrée dans notre flore en décorant jardins et dunes de ses grandes fleurs jaunes, et la circée de Paris (Circaea Lutetiana) qui, comme son nom
l’indique, est parfaitement indigène. Elle est présente dans le bois de la Garenne, mais peu spectaculaire avec ses petites fleurs d’un blanc rosé.